
C'est la question morale d'Urnok, et le Registre de Mort Ouvert en est la réponse administrative. Chaque bête tombée y est inscrite : l'espèce, la lignée, le commandant qui l'a menée, la dette que sa perte engage. Le notaire de mort fait de la disparition d'un titan un acte de droit — la perte n'est pas pleurée, elle est comptée et attribuée.
L'institution incarne l'ombre du fil thématique de l'Empire : tenir le vivant, c'est en être tenu. On ne détruit pas un colosse impunément ; on signe pour lui, et la signature suit son auteur jusque devant le conseil.
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